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Entretien avec Ousmane Tanor Dieng

Ousmane Tanor Dieng à Walf TV



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BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 25 JUIN 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
26-06-2008
ImageLa responsabilité du régime d’Abdoulaye Wade est de tout premier ordre dans la pénurie généralisée des denrées et produits de grande consommation, singulièrement celle du riz, provoquée par l’incapacité du gouvernement à respecter ses engagements. En effet, cette pénurie, purement artificielle, résulte de la rétention par les commerçants de leurs stocks pour protester contre le non paiement de la subvention par l’Etat. 
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Ousmane Tanor Dieng : Wade risque de mener le Sénégal vers une crise à la Zimbabwéenne Convertir en PDF Version imprimable Votre email
26-06-2008

ImageLe secrétaire général du parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, a répondu sans détours à toutes nos interrogations. De la pénurie des denrées, à l’inflation, en passant par le projet de loi constitutionnelle, relatif à l’article 27, la Goana, les tenants et aboutissants des assises nationales, le train de vie « dispendieux » de l’Etat, ses relations avec Abdou Diouf, Ousmane Tanor Dieng n’aura éludé aucune question. Décernant finalement une note inférieure à la moyenne à Me Wade qui, d’après lui, est à l’image de Robert Mugabe... Parlant de l’article 27 de la Constitution, M. Dieng pense que c’est une « folie » contre laquelle, le peuple doit s’opposer ; car, étant une farce de mauvais goût d’où pourrait partir de probables étincelles. Entretien.

L’Office : Actuellement, des pénuries sont constatées dans nombre de secteurs. Si un étranger vous demandait de lui décrire la situation actuelle du Sénégal, quel tableau alliez-vous lui peindre ?

Ousmane Tanor Dieng : Le tableau est noir, tout le monde est en train de le vivre. Pénuries en tout genre, des denrées de première nécessité, aux hydrocarbures… Un véritable signe d’échec du régime de Wade. Tout le monde peut constater qu’il y a crise partout. Prenez le cas de l’agriculture. L’arachide, qui était le moteur de l’économie, est liquidée ; de même, la Sonacos, la Sonagraines sont bradées. La preuve, pour l’arachide, on est passé d’une production d’un million de tonnes à moins de cinquante mille tonnes. Un échec cuisant ! Il n’y a plus de semences certifiées, mais du tout-venant, donné avec du retard, en quantité insuffisante, et de mauvaise qualité.

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BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 11 JUIN 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
12-06-2008

ImageL’émission de bons et d’obligations du Trésor pour un montant de 100 Milliards de Francs CFA lancée récemment par le gouvernement confirme les déclarations courantes sur la banqueroute de l’Etat confronté à des difficultés de trésorerie sans précédent. Il est, en effet, de notoriété publique que le régime libéral, après avoir détruit la structure de l’économie nationale, a installé notre pays dans une crise financière de grande ampleur, conséquence du train de vie dispendieux du régime libéral. 

Au-delà de ce constat d’évidence, le Parti socialiste exprime son opposition à une telle décision du gouvernement qui, en recourant à la technique de l’emprunt obligataire pour payer la dette intérieure, verse dans la facilité et dans les solutions à courte vue. En effet, il ne s’agit ni plus, ni moins, par l’artifice du « soul bouki, souli bouki », de financer les dettes arrivées à échéance par de nouvelles dettes à brève échéance, gonflant ainsi un passif déjà lourd d’autres emprunts obligataires qui arrivent à terme l’année prochaine.

 

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O. Tanor Dieng : «Ce que nous combattons, c’est les idées que Wade défend et sa pratique du pouvoir» Convertir en PDF Version imprimable Votre email
05-06-2008
ImageAu lendemain des Assises nationales qui ont démarré le 1er juin 2008, c’est un Ousmane Tanor Dieng, visiblement comblé par l’organisation «impeccable» de cet événement, qui s’est confié à nous et qui reste toujours ouvert à une participation du Président Wade à ces Assises, pour échanger avec les fils du Sénégal des maux du pays et des solutions de sortie de crise. En tant qu’opposant, lui soutient, combattre uniquement les idées que Me Wade défend et sa pratique du pouvoir.

Les Assises nationales ont démarré hier (L’entretien s’est déroulé le lundi, après la cérémonie du dimanche 1e juin 2008 : Ndlr) avec l’installation de différentes commissions. Quelles sont les premières leçons que vous tirez de ces Assises ?

L’espoir que nous placions en ces Assises a été confirmé par la qualité de la réunion, d’abord du point de vue de l’organisation qui était impeccable; c’était un véritable protocole d’Etat qui a été décliné. Pourtant, le démarrage des Assises a été réalisé dans des conditions extrêmement difficiles, avec des partis qui n’ont pas les moyens de l’Etat pour avoir les informations en amont, mais surtout tous les leviers en mains. Ensuite, il y a le grand défi de la participation. Malgré tout ce que l’Etat a pris comme mesures pour dissuader ceux qu’on avait invités, tous les pièges et difficultés que nous avons rencontrés à tous les niveaux, les pressions, les chantages sur les ambassades et les chefs religieux, que Wade a clairement, après Farba Senghor, menacés, intimidés, quelquefois corrompus, on a eu une présence massive et de qualité.

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BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 04 JUIN 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
05-06-2008

ImageLes fractures qui accablent notre pays, conséquences des outrances d’une gouvernance libérale saturée de néfastes scories corruptives et destructrices, prennent un tournant dramatique avec la faillite de l’Etat qui ne parvient plus à pourvoir aux besoins primaires des populations.

En effet, après avoir livré les consommateurs, pieds et poings liés, à la spéculation provoquant ainsi la hausse ahurissante des prix des denrées et produits de base, après avoir renoncé à prendre les mesures appropriées pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages, après avoir laissé avec cynisme le monde rural affronté seul les affres de la famine et après avoir privilégié pendant de longs mois la stratégie du pourrissement dans la gestion de la crise scolaire, le régime d’Abdoulaye Wade vient de déclarer forfait devant l’ampleur du désastre provoqué par sa furie destructrice.   
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OUSMANE TANOR DIENG : "Les Assises nationales et nous" Convertir en PDF Version imprimable Votre email
30-05-2008
Ousmane Tanor Dieng
Ousmane Tanor Dieng
A tous nos compatriotes que la harangue pitoyable des thuriféraires et des caudataires du régime libéral pourrait abuser, s’il s’en trouve, je veux convaincre d’une chose et d’une seule : les Assises nationales nous concernent tous directement.  

Passons d’abord sur le procès d’intention que couvrent les assauts désespérés du pouvoir en place et de ses frotte-manches. Il a été reproché aux Assises nationales d’être une conférence nationale déguisée ou encore une entreprise de subversion. Il n’y a évidemment rien de plus faux et ceux qui le disent le font par ignorance autant que par malveillance.  

En effet, la situation de notre pays, quoique désastreuse, n’est pas encore comparable au contexte des conférences nationales souveraines auxquelles avaient recours certains pays africains, au début des années 90, pour sortir de l’impasse. A l’époque, dans les pays concernés, les institutions étaient sinon inexistantes, du moins déliquescentes. Ici au Sénégal, les institutions existent mais elles sont contestées par l’opposition significative à cause de la triste absence de légitimité, de crédibilité et de fiabilité du processus de dévolution des pouvoirs dans l’Etat.  

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BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 28 MAI 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
29-05-2008

ImagePuisque l’Etat refuse de revoir à la baisse son train de vie dispendieux et que, par ailleurs, ses caisses sont vides, les Sénégalais peuvent encore se faire du souci pour leur pouvoir d’achat,  ce d’autant que le gouvernement continue à faire du chiffre sur le dos des consommateurs, en taxant au prix fort les produits pétroliers. C’est là un constat d’évidence qui explique que notre pays soit le dernier de la classe dans la lutte contre la hausse des prix, loin derrière tous les autres pays partenaires de l’UEMOA. Curieux paradoxe pour un pays doté d’un port desservant jusqu'à des pays enclavés qui ont pourtant une meilleure maîtrise de l’inflation : + 6 % d’inflation contre une moyenne communautaire de + 2,4 %, une contre-performance encore mieux reflétée dans les chiffres suivants : – 0,3 % au Burkina, + 0,1 % au Niger, + 0,9 % au Togo, + 1,3 % au Bénin, + 1,4 % au Mali, + 1,9 en Côte d’Ivoire et + 4,6 % en Guinée-Bissau

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BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 14 MAI 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
14-05-2008
ImageA l’évidence, la folie dépensière du régime d’Abdoulaye Wade, réalisée au mépris du respect des critères de priorité et d’opportunité et des règles de transparence et d’efficience de la dépense publique, a mené notre économie à la faillite ainsi qu’en atteste l’incapacité du pouvoir actuel à apurer la dette intérieure et à proposer des solutions efficaces de sortie de crise.

Devant ces signaux non équivoques de banqueroute, Abdoulaye Wade s’est lancé dans une grande offensive de recherche d’argent sous la couverture d’un plan agricole chimérique, annoncé sous une formule pompeuse, pour tenter de soutirer des fonds aux partenaires au développement pour ensuite les dissiper dans les dépenses somptuaires de son régime. 

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Tanor Dieng sur la démocratie en Afrique : "Conjurer la tentation totalitaire" Convertir en PDF Version imprimable Votre email
13-05-2008
ImageA l’origine de cette réflexion, une légitime appréhension fondée sur le constat d’une régression inquiétante de la démocratie en Afrique : un peu partout sur le continent, l’arbitraire, l’unilatéralisme et l’autoritarisme gagnent du terrain alors que les principes démocratiques vacillent ou reculent.

 

Il ne faut pourtant pas se méprendre sur les véritables causes de la régression démocratique sur le continent. Elle est plus le résultat d’une tentation despotique que d’un essoufflement du projet démocratique en soi.

C’est que partout où cela a été relevé, ce sont les régimes en place qui tentent de faire le deuil de la démocratie dans le but de rester indéfiniment au pouvoir. Bien souvent, pour ne pas dire dans tous les cas, les atteintes aux normes démocratiques couvrent une stratégie de perpétuation des régimes en place inspirée par leur goût immodéré pour le pouvoir ou par la crainte de devoir, une fois dépourvus de l’immunité que leur confère leur mandat, répondre de leurs actes devant les juridictions.

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