| BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU JEUDI 10 JUILLET 2008 |
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| 11-07-2008 | |
La persistance des ruptures dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est, à cet égard, révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité. Le Parti socialiste dénonce cette fourberie du gouvernement, qui ne semble pas mesurer l’ampleur des drames familiaux face à la nécessité d’une vie décente et exige le maintien et le relèvement des subventions pour ramener les prix à la consommation à un niveau supportable pour les populations. Dans cet ordre d’idées, il invite le gouvernement à honorer ses engagements vis-à-vis des importateurs en payant les sommes échues au titre de la subvention sur le riz tout en prenant les mesures appropriées pour rétablir l’ordre public alimentaire.
Dans cette crise sans fin, les entreprises du secteur privé, déjà financièrement asphyxiées par le goulot des factures impayées de l’Etat, sont également exposées à l’arbitraire de la puissance publique. En effet, en plus de connaître des difficultés financières lourdes de conséquences pour leur survie et pour la sécurité de milliers d’emplois, les entreprises privées subissent une persécution dont la finalité est de les pousser à déposer le bilan pour faire place à des intérêts occultes associés aux affairistes du régime libéral. Le Parti socialiste qui exprime sa solidarité à l’entreprise Jean Lefebvre Sénégal dirigée par Bara TALL, exige le paiement de la dette intérieure ainsi que le respect des critères de transparence dans l’attribution des marchés publics.
Dans le même temps, le Parti socialiste considère que la cession des actions de l’IPRES est à mettre en relation directe avec la cession envisagée des actions de l’Etat afin de baliser la voie aux prédateurs qui s’apprêtent, en toute opacité, à faire une OPA sur la SONATEL. D’ailleurs, il ne faudra pas s’étonner au terme de ces opérations suspectes que toutes ces actions, celles de l’Etat, de l’IPRES et de la Caisse de Sécurité Sociale en attendant d’autres, se retrouvent entre les mains du capital étranger, prête-noms des affairistes du régime libéral.
Dans le contexte actuel de chienlit, synonyme de faillite généralisée d’un Etat qui ne s’illustre que dans la répression et dans l’intimidation, il y a heureusement une résistance citoyenne qui prend forme appuyée par des initiatives populaires qui démontrent que l’incapacité du régime d’Abdoulaye Wade ne sera pas toujours face à la résignation collective.
Dans cet ordre d’idées, le Parti socialiste qui se félicite du succès des initiatives du « Front Siggil Senegaal », espère que la marche des femmes et celle de Tambacounda serviront de détonateurs au gouvernement pour mesurer l’ampleur de la grogne populaire et pour trouver les solutions d’urgence aux conditions extrêmes que vivent les populations. C’est uniquement dans cette mesure que notre pays pourra échapper à la déflagration de grande intensité que semblent annoncer les coups de semonces, du genre de la manifestation des populations des Parcelles assainies, poussées à bout par la mal gouvernance qui obère leurs conditions de vie. Dakar, le 10 juillet 2008 Le Bureau politique |
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