Un Nouvel Elan

Un Nouvel Elan

OTD sur Canal info

OTD sur Canal info 2/2

ALBUM PHOTOS

PHOTOS DE CAMPAGNE - DSCF1622    PHOTOS OTD - IMG_2734    PHOTOS OTD - IMG_2761    PHOTOS DE CAMPAGNE - Photo 063    PHOTOS OTD - DSCF1866    PHOTOS DE CAMPAGNE - DSCF1781    PHOTOS OTD - Photo 143    PHOTOS DE CAMPAGNE - DSCF1383    PHOTOS OTD - IMG_2698    PHOTOS OTD - IMG_3445   

Entretien avec Ousmane Tanor Dieng

Ousmane Tanor Dieng à Walf TV



OTD à Dakar 11/06

OTD à Paris 12/06

Syndication

Site optimisé pour

NEWS LETTER






ACCUEIL
BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 07 MAI 2008 Convertir en PDF Version imprimable Votre email
09-05-2008

ImageDans ce qui paraît chaque jour comme une troublante perte du sens des priorités nationales, signe pathologique d’un autisme suicidaire sur fond de soliloque permanent, Abdoulaye Wade s’illustre à nouveau dans un acharnement psychotique contre toute pensée dissidente de la propagande officielle.  

C’est sous ce rapport que le Parti socialiste analyse la dissolution des Conseils municipaux et des Conseils ruraux sous le contrôle des partis de l’opposition, dissolution que rien ne justifie si ce n’est la volonté d’achever la funeste œuvre d’uniformisation des institutions de la République après l’installation d’une Assemblée nationale illégitime et d’un Sénat infâme. Le Parti socialiste qui fustige l’instrumentalisation scandaleuse des lois et règlements de la République à des fins politiciennes, s’insurge contre cette nouvelle forme de détournement du suffrage citoyen, signe d’une régression tragique vers les ténèbres les plus opaques de la dictature version tropicale.

L’illégalité de cette sentence autoritaire est telle que le Parti socialiste va, dès la publication du décret, introduire devant le Conseil d’Etat un recours pour excès de pouvoir avec l’espoir de voir cette juridiction s’affranchir définitivement de l’emprise trop pesante d’un exécutif régulièrement confondu dans l’abus de pouvoir. Cette fois ci, le Conseil d’Etat n’a d’autre choix que d’annuler le décret de dissolution qui viole manifestement les dispositions des articles 173 et 235 du Code des collectivités locales, lesquelles ne prévoient que l’impossibilité durable de fonctionnement comme cause de dissolution d’un Conseil municipal et d’un Conseil rural.  

Plus qu’un acharnement, le harcèlement contre la FAO, en plus de confirmer la malhonnêteté intellectuelle d’Abdoulaye Wade qui s’invite inopportunément, comme s’il en était l’initiateur, dans un vieux débat engagé par des experts sur la rationalisation des institutions spécialisées de l’ONU afin de rendre leurs actions plus cohérentes et plus efficientes, confirme le désarroi du régime face à la situation socio économique désastreuse du pays.  

A ce sujet, le Parti socialiste rappelle à Abdoulaye Wade qu’il ne peut s’exonérer de toute responsabilité dans la crise alimentaire actuelle, en noyant le gaspillage et le pillage des deniers publics érigés en système de gestion sous les flots des attaques intempestives. En effet, la situation actuelle est le résultat d’une absence de maîtrise des dépenses publiques largement favorisée par l’explosion des dépenses de fonctionnement, notamment celle des dépenses de transferts des multiples agences véritables doublons des Ministères. 

Qu’il suffise à cet égard de revenir sur la nébuleuse de l’ANOCI, véritable caverne à milliards, dont la gestion du reste largement décriée par des pans entiers de la Nation n’a toujours fait l’objet ni d’une reddition des comptes, ni d’un audit indépendant pour éclairer les Sénégalais sur les sources, la nature et le volume des financements mobilisés et dépensés par cette agence.  

Dans ces conditions, la présence incongrue des mêmes individus, tenants de l’affairisme d’Etat et constamment emmêlés dans les conflits d’intérêts, dans le dossier de recapitalisation des ICS paraît plus que suspecte, ce d’autant qu’ils ont été les complices actifs du capital étranger qui a enclenché et accéléré la mise à mort programmée des ICS. C’est pourquoi, avant même d’agiter la propagande sur la restructuration des ICS, Abdoulaye Wade devrait édifier les Sénégalais sur les tares de gestion qui ont mis à terre cette entreprise, fleuron de notre industrie jusqu’en 2000 avec un résultat largement bénéficiaire.  
Il s’agit là d’une exigence de transparence et de bonne gouvernance que tout gouvernement sérieux se doit de satisfaire tout comme la reddition détaillée des opérations et des comptes de l’ANOCI ainsi que l’audit indépendant de ses structures, de ses méthodes et procédures afin de s’assurer définitivement du respect des règles qui gouvernent les finances publiques et le souci de l’efficience de la dépense publique. 

Pour revenir sur le dossier des ICS, le Parti socialiste relève une énorme perte de temps et d’argent avec plus de deux années passées à tourner en rond après avoir négocié en vain un plan irréaliste avec les Marocains, les Français et les Chinois pour finalement se retrouver avec les Indiens dans le schéma originel de partenariat du régime socialiste qu’Abdoulaye Wade avait toujours rejeté. Il est d’ailleurs singulier de constater qu’Abdoulaye Wade qui arguait que ce schéma occultait les intérêts du Sénégal, a renforcé la position des Indiens qui se retrouvent désormais avec 85 % du capital des ICS.  

Le dénouement de ce dossier conforte le Parti socialiste dans sa conviction que le règlement des difficultés des ICS, symbole de la vitalité du partenariat sud-sud, ne pouvait se faire qu’à travers un plan de restructuration globale qui intègre à la fois les aspects financiers pour la recapitalisation et la mise à disposition des investissements nécessaires à la remise à flot des unités de production, un accord de commercialisation pour l’écoulement de la production et le traitement de la dette dans le cadre de négociations sérieuses avec ses créanciers et de ses bailleurs. 

Par ailleurs, des intérêts occultes, toujours de connivence avec les lobbies affairistes du régime actuel, les mêmes qui, il y a quelques mois, avaient concédé dans des conditions nébuleuses le Port Autonome de Dakar, la Plateforme de Diamniadio et cédé la troisième licence de téléphonie, rôdent à nouveau autour de la SONATEL pour, encore en toute opacité et juste pour satisfaire leur soif inextinguible d’argent et de prises de participation, se ruer sur cette société cotée en bourse avec une exploitation largement bénéficiaire qui rapporte chaque année 24 milliards de Francs CFA de dividendes à l’Etat.  

Pour mieux souligner la brume épaisse qui enveloppe cette opération insensée, les affairistes du régime, les yeux braqués sur les milliards de commission, tentent de passer, par entente directe, un contrat avec un cabinet conseil chargé d’évaluer l’action et de définir les conditions de la cession, et ce en dépit des réticences et des résistances de l’Administration qui exige un appel d’offres international conformément à la réglementation des marchés publics.  

Au fond, dans l’affaire de la cession des actions de l’Etat dans la SONATEL, le pouvoir libéral n’a d’yeux que pour les milliards qui pourraient rentrer dans ses caisses quitte à se priver d’une source durable de recettes que le prix de cession, quel qu’il soit, ne permettrait pas de combler. C’est d’ailleurs cette option plus que douteuse du gouvernement qui justifie le projet de loi instituant une redevance sur l'accès ou l'utilisation du réseau de télécommunications publiques, soit une taxe supplémentaire assise sur le dos des consommateurs qui renchérit le coût de ce service de base qu’est le téléphone. 

Enfin, le Parti socialiste s’interroge sur les conséquences dramatiques que pourrait avoir cette option du gouvernement pour les travailleurs de la SONATEL livrés aux mains des spéculateurs financiers avec le risque de voir l’affairisme économique l’emporter sur la sécurité de l’emploi. 
 

Dakar, le 07 mai 2008

Le Bureau politique

 
< Précédent   Suivant >
Joomla Templates by Joomlashack