| BUREAU POLITIQUE DECLARATION DU MERCREDI 25 JUIN 2008 |
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| 26-06-2008 | |
Cette situation, combinée à la pénurie de gaz butane, à la cherté du prix du carburant, au renchérissement des tarifs de transport et aux coupures intempestives d’électricité, vient se greffer à une crise sans fin dont les effets désastreux sur le quotidien des Sénégalais risquent de s’aggraver avec la pénurie réelle, cette fois-ci, du riz, la hausse annoncée du prix de l’électricité et celle probable des prix du riz et du gaz butane. Dans le monde rural, le quotidien est encore plus insoutenable avec une situation alimentaire catastrophique qui, de toute évidence, va s’aggraver eu égard au laxisme affiché par le gouvernement dans la préparation de la campagne agricole 2008/2009. Le Parti socialiste qui annonce, dès à présent, l’échec cuisant de la supercherie que constitue la GOANA, dénonce les errements cruels enregistrés dans la distribution des semences, des engrais, des produits phytosanitaires et du matériel agricole. Dans ce contexte de marasme socioéconomique sans précédent que connaît notre pays, le projet dominant qui mobilise toute l’énergie du pouvoir en place semble entièrement être consacré à la perversion des valeurs démocratiques. En effet, au moment où tous les secteurs de la vie nationale sont envahis par la spirale d’une crise infernale, signe pathologique d’un désastre politique, économique et social, le régime d’Abdoulaye Wade s’illustre dans une nouvelle manipulation de la Constitution avec un projet de loi aux relents antidémocratiques que sa majorité d’obligés, sous le couvert d’un juridisme de mauvais aloi, s’apprête à adopter aux forceps. A ce propos, le Parti socialiste, qui rappelle le rejet unanime que le projet de révision de l’article 27 par voie parlementaire a provoqué chez les constitutionnalistes et même au-delà, analyse l’attitude du pouvoir comme une provocation et un coup de force doublés d’un coup fourré, auxquels il s’opposera par toutes les voies de droit. Par ailleurs, le Parti socialiste condamne la frénésie répressive des éléments la police qui se sont, une nouvelle fois, illustrés par un acte de lâcheté et de barbarie avec l’agression injustifiée et inqualifiable de journalistes dans l’exercice de leur profession. Ainsi, le Parti socialiste, tout en manifestant sa solidarité aux journalistes Boubacar Kambel DIENG et Karamokho THIOUNE victimes de la bêtise d’éléments de la BIP, exige, avant toute enquête au fond pour situer les responsabilités, la mise en œuvre des mesures administratives pertinentes par la mise aux arrêts de tous les éléments identifiés sur les lieux de l’agression. Au fond, la furie répressive ambiante porte la signature du pouvoir en place qui, en plus d’avoir emprunté aux sinistres régimes tortionnaires leurs méthodes et leurs instruments de répression inadmissibles dans un Etat de droit, a dévoyé la mission de la police par le recrutement politicien de calots bleus, connus pour leur violence autant que pour leur ignorance. C’est la raison pour laquelle, le Parti socialiste invite la police à renouer avec la légalité républicaine afin de préserver sa crédibilité auprès des citoyens et met en garde le régime d’Abdoulaye Wade contre toute tentative d’instrumentalisation des forces de l’ordre dans une répression gratuite des citoyens. Le Parti socialiste en appelle à la mobilisation de l’opinion pour éradiquer la spirale de la violence légalisée décrétée et inspirée par les plus hautes autorités de l’Etat afin de faire droit à la protection de l’intégrité physique des citoyens garantie par l’article 6 de la Constitution. Enfin, le Parti socialiste condamne avec fermeté la répression et l’arrestation des militants de l’opposition au Zimbabwé. Il invite la Communauté internationale, singulièrement le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Union Africaine et la SADEC à faire pression sur le régime de Robert MUGABE pour l’obliger à faire droit à la volonté du peuple zimbabwéen en créant les conditions d’une libre expression du suffrage et pour éviter la tragédie qui va inéluctablement découler de ses pratiques antidémocratiques. Dakar, le 25 juin 2008 Le Bureau politique |
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