Le projet de loi de finances 2009 prévoit, dans la lignée des précédentes lois de finances, un budget en trompe-l’œil qui cache mal les desseins d’amplification des politiques de régression sociale et humaine du pouvoir libéral.
Le Parti socialiste estime utile, avant toute analyse de ses méfaits sur les conditions de vie des populations, de rétablir la vérité pour d’une part préciser au Ministre de l’Economie et des Finances que notre pays n’a jamais eu de problèmes de recouvrement de recettes grâce à l’efficacité, au professionnalisme et au patriotisme des fonctionnaires et agents de l’administration fiscale et d’autre part souligner que la progression des recettes dans le budget national correspond au rythme normal situé entre 9 et 13 % par année.
Sous ces réserves, l’analyse de la projection budgétaire pour 2009 laisse clairement apparaître que le gouvernement prépare une véritable pressurisation des populations avec des prévisions de recettes essentiellement assises sur une surfiscalisation des revenus ; c’est dire donc que le travail va être davantage taxé au lieu d’être mieux rémunéré dans un contexte d’érosion du pouvoir d’achat. Il s’y ajoute la surtaxation des produits pétroliers et le rétablissement de la TVA sur les produits de consommation courante.
A l’issue de son séjour du 16 au 22 septembre 2008 dans notre pays, la mission du Fonds monétaire international (FMI) a publié le communiqué n° 08/217 du 22 septembre 2008 dans lequel on peut lire :
« La mission a évalué les dérapages budgétaires sérieux qui ont été mis à jour au début du mois d'août 2008. Ceux-ci consistent en un stock important d'impayés accumulés depuis quelques années vis-à-vis du secteur privé et entrant dans le cadre budgétaire normal, ainsi que des dépenses extrabudgétaires encourues dans le passé.
L'ensemble de ces impayés et dépenses extrabudgétaires n’étaient pas compatibles avec les disponibilités de financement et l'environnement macroéconomique du Sénégal. Alors que l'évaluation complète du stock des impayés est en cours, son ampleur et son manque de cohérence avec le cadre budgétaire requièrent des actions décisives. »
Suite aux développements récents enregistrés dans l'affaire du naufrage du bateau « Le Joola », marqués par la décision du juge d'instruction d'Evry, Jean Wilfried Noel, de décerner un mandat d'arrêt international contre l'ancien Premier ministre, Madame Mame Madior BOYE et d'autres autorités sénégalaises, le Parti Socialiste estime que l'Etat du Sénégal doit s'en prendre à lui-même, car les poursuites judiciaires enclenchées en France sont la conséquence de la stratégie de louvoiement, du pourrissement et de la fuite en avant privilégiée par Abdoulaye Wade dans la gestion de cette grave affaire. Le Parti Socialiste rappelle que l'Etat du Sénégal, bien qu'ayant admis, de la bouche d'Abdoulaye Wade lui-même, sa responsabilité dans cette tragédie, avait fait l'économie d'une procédure pénale qui s'imposait pour situer les responsabilités dans la succession de négligences criminelles et d'omissions coupables, à l'origine de la disparition de deux mille passagers.
A l’évidence, les leçons des précédents hivernages n’ont pas été tirées par le régime libéral qui s’est, une nouvelle fois, signalé par son inertie face aux désastres provoqués par les pluies. Pourtant, le gouvernement ne peut ni invoquer la fatalité, ni se réfugier derrière l’excuse de l’imprévision parce que les études du Centre Africain de Météorologie Appliquée au Développement, en situant notre pays dans la zone jugée très excédentaire du Sahel, annonçaient, dès le mois de mai 2008, une saison exceptionnellement pluvieuse avec une forte probabilité de phénomènes extrêmes tels les orages violents, les foudres et les inondations.
ALLOCUTION De Ousmane Tanor DIENG - Prononcee le samedi 30 Aout 2008 au Harlem Tae kwon Do - New York, USA.
Mes chers compatriotes, mes chers camarades
Chers amis, chers invitésJe voudrais avant tout vous dire la joie immense et le plaisir intense que j'éprouve à me retrouver parmi vous. J'imagine les sacrifices qui ont été les vôtres pour rendre cette rencontre possible. Mais je sais aussi qu'en dépit de l'éloignement, vous portez un intérêt tout particulier à l'actualité du pays que vous passez votre temps libre à scruter sur internet.
J'aurais tellement souhaité vous apporter des nouvelles rassurantes du pays. Hélas comme vous le savez sans doute, le Sénégal baigne dans une crise sans précédent tant par sa nature que par son ampleur, une crise qui perdure et installe inexorablement notre pays dans une impasse historique. L'impasse absolue est, en effet, le seul repère pour mesurer la séquence inédite que nous vivons.
Dans notre pays où le ciel est si bas, si chargé, où le présent est tellement lourd, le futur tellement loin, tous nos compatriotes sont saisis du sentiment d'une véritable descente aux enfers, j'allais dire d'un vide sidéral.
La Maison du Parti socialiste a fait l’objet d’un cambriolage dans la nuit de mercredi à jeudi, après que ce parti a tenu son Bureau politique hebdomadaire. C’est le deuxième vol commis dans ce lieu après celui perpétré la veille de l’élection présidentielle.
Des malfaiteurs ont emporté, dans la nuit du mercredi au jeudi, le disque dur et une clef Usb contenant les statuts et règlements intérieurs, les procès-verbaux de réunions et l’ensemble des documents informatiques sur lesquels le Parti socialiste travaillait. Et Abdoulaye Wilane, chargé de communication, de p inter un doigt accusateur sur des personnes qui connaîssent bien les coins et les recoins de la Maison du Parti socialiste.
L’analyse de la conjoncture nationale actuelle, pour être pertinente, doit être articulée autour d’un constat : le décalage entre le discours officiel et les attentes pressantes des Sénégalais. En effet au moment où les populations luttent au quotidien pour pourvoir à une vie décente largement perturbée par les effets conjugués de la flambée des prix, des pénuries des denrées de base et des délestages, Abdoulaye Wade continue à verser dans le cynisme et à faire diversion dans un délire permanent, ne craignant même plus d’être régulièrement conspué par les citoyens exaspérés par ses frasques et ses échecs. Le Parti socialiste considère l’attitude actuelle d’Abdoulaye Wade comme un aveu d’impuissance dès lors que les mesures factices du gouvernement ont été prises à revers, d’un côté, par le train de vie ruineux du régime et l’état désastreux des finances de l’Etat et, de l’autre, par l’aggravation des déficits et la perte de confiance des fournisseurs.
Le secrétaire général du Parti socialiste (PS, opposition) Ousmane Tanor Dieng a récemment plaidé à Tunis pour la constitution de ‘’grands ensembles’’ à mettre en relation dans ‘’un dialogue fécond’’, estimant que l’Union pour la Méditerranée ‘’pourrait être un jalon dans la concrétisation de l’Eurafrique’’.
Dans son allocution à la cérémonie d’ouverture du congrès du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir) tunisien, qui s’est tenu fin juillet, M. Dieng qui était à la tête d’une délégation de son parti invitée à cette manifestation s’est félicité du choix du ‘’défi’’ comme thème de cette rencontre. Il l’a analysé ‘’comme l’expression d’une volonté assumée de faire face aux lignes de fracture qui secouent le monde’’, rapporte un communiqué transmis à l’APS.
Le 23ème Congrès de l’Internationale socialiste : SOLIDARITE MONDIALE : LE COURAGE DE FAIRE LA DIFFERENCE
Sous le thème général « Solidarité mondiale : Le courage de faire la différence », le 23ème Congrès de l’Internationale socialiste qui s’est tenu à Athènes, du 30 juin au 2 juillet dernier, a abordé quatre questions clés qui sont au centre des préoccupations du mouvement social-démocrate mondial et de la communauté internationale en général : le changement climatique, la paix et la résolution des conflits, l’économie mondiale et la question de la migration.
Plus de 650 participants, représentants 159 partis de plein droit, ont assisté aux débats. Le Parti socialiste sénégalais y était représenté par son secrétaire général, Ousmane Tanor Dieng, vice-président de l’IS et Président de son Comité Afrique, Jacques Baudin, secrétaire national aux relations extérieures et à l’Intégration africaine et Aminata Mbengue Ndiaye, présidente du Mouvement national des Femmes socialistes.
Le régime d’Abdoulaye Wade a beau se réfugier derrière la fausse pertinence de ses mesures improductives, multiplier les annonces sans effet et prétexter la conjoncture internationale pour s’exonérer de toute responsabilité dans les fractures ouvertes qui accablent notre pays, le quotidien des populations reste toujours meublé par le renchérissement insoutenable du coût de la vie dans un contexte de généralisation des pénuries.
La persistance des ruptures dans l’approvisionnement en riz et en gaz ainsi que dans la fourniture de l’électricité et de l’eau est, à cet égard, révélatrice d’un mal vivre généralisé qui, loin de s’améliorer, va s’aggraver avec la suppression programmée des subventions à laquelle le gouvernement prépare l’opinion, après avoir sciemment provoqué et laissé perdurer les pénuries, pour en faire ensuite la justification d’une nouvelle hausse des prix des denrées et produits de première nécessité.
Visite de Tanor Dieng à Kaoloack : Meeting du Ps à Kaolack : Ousmane Tanor Dieng plaide pour un plan de relance économique
En meeting politique, dimanche à Kaolack, le secrétaire
général du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng, a préconisé
l’élaboration d’un plan de relance économique au Sénégal qui devrait
toucher tous les secteurs. Ce plan, selon lui, devrait « surtout
favoriser la relance de l’agriculture qui traverse une situation
désastreuse, particulièrement la filière de l’arachide qui fut,
naguère, le poumon de notre économie ».
Le patron des Socialistes réagissait ainsi aux
interpellations des différents orateurs au meeting organisé par la
section locale du Ps de Kaolack. Les différents orateurs se sont
exprimés sur les difficultés actuelles des masses paysannes, « au
moment où l’hivernage s’installe progressivement dans le bassin
arachidier ».
Ousmane Tanor Dieng souligne « qu’à l’époque où nous
étions au pouvoir, notre gouvernement assurait la distribution des
semences et intrants bien assez tôt ».
Revenant sur la relance de l’agriculture, le secrétaire
général du Ps souligne la nécessité d’ouvrir des centres de recherches
agricoles dans les régions pour « booster » le secteur qui constitue un
important facteur de croissance. Une autre idée agitée par Ousmane
Tanor Dieng : « l’instauration d’un plan d’économie budgétaire qui
permettra de réduire les dépenses jugées exponentielles de l’Etat ».
D’autres sujets de l’actualité ont été abordés par
Ousmane Tanor Dieng. Sur le projet de loi constitutionnelle sur la
durée du mandat présidentiel, le secrétaire général du Parti socialiste
trouve l’occasion « inopportune et inappropriée ». En ce qui concerne
les Assises, Ousmane Tanor Dieng a invité ses camarades des régions à
se préparer à accueillir les délégations qui vont incessamment se
rendre à l’intérieur du pays pour des séances d’explication.
Le secrétaire général du Ps a également profité de
l’occasion pour annoncer la tenue à Kaolack, au mois d’octobre
prochain, des festivités marquant le 60e anniversaire du Parti
socialiste. Ousmane Tanor Dieng, qui était accompagné de quelques
membres du bureau politique du Ps dont Aminata Mbengue Ndiaye, s’est
réjoui de la capacité de mobilisation de ses camarades de Kaolack qui
ont envahi toute l’après-midi le mythique terrain Deggo à Ndorong pour
les besoins de ce meeting.