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AUDIO MAMADOU LAMINE LOUM ANCIEN PREMIER MINISTRE DU GOUVERNEMENT SOCIALISTE RETABLIT DES VERITES :
Dans l'émission "Grand Jury" de la RFM. Mamadou Lamine Loum, dernier Premier ministre d'Abdou Diouf, de 98 à la défaite de 2000, dresse un bilan négatif des 7 ans d'alternance.
Il estime que le pays a regressé sur les plans économique, sociale et politique. Même en pilotage automatique sans gouvernement et avec une administration fonctionnant normalement, le pays aurait de toutes façons atteint les niveaux macroéconomiques actuels. Loum estime que toutes les prévisions auxquelles on était en droit de s'attendre n'ont pas été atteints. Ainsi au lieu d'une croissance de 7 % on est à 3 % pour 2006. "Tout sauf Wade". "Il faut choisir le camp du patriotisme. Je pense qu'il faut une nouvelle alternance pour une nouvelle alternative au Sénégal", a déclaré Mamadou Lamine Loum qui se dira "absolument sûr" qu'il aura un deuxième tour. Avouant sa proximité avec Ousmane Tanor Dieng, il confesse : "je ne serais pas loin de lui", pour répondre à la question de savoir qui était son favori pour la présidentielle de 2007.
Ainsi, il a longuement évoqué la question de l'héritage économique mais aussi politique laissé par les Socialistes en 2000. Selon lui, le défunt régime socialiste a laissé un "Etat, une démocratie consolidée, un Etat de droit". Il parle aussi de projets déjà ficelés comme Elton que les libéraux ont pris comme leur propre montage. 7 ans après, "l'Etat est devenu informel", l'Etat de droit relatif" et la démocratie ont "regressé". L'ancien Pm a également jeté la pierre sur le bilan économique du régime de l'alternance. En 2000 "le Sénégal était dans le top 20 des pays qui ont le meilleur taux de croissance dans le monde et premier de la classe Uemoa en respectant tous les critères de convergences, alors qu'entre 2000 et 2007, notre pays a regressé sur le plan de la croissance, l'inflation n'est pas maîtrisée entre autres".
Pour ce qui est de la hausse du budget brandie par les libéraux, Loum rétorque que " c'est faux" et que les chiffres officiels du gouvernement sont de la propagande". Sur la crise de secteur industriel (Ics, Sonacos, et Sénélec), Loum se dit peiné par l"incurie du gouvernement" dans la faillite de entreprises. Il estime que cela fait partie des "dossiers qu'il faut auditer".
Selon Loum tous les programmes d'autoroutes, la VDN , les ponts et échangeurs avaient été montés et les sources de financements trouvés avant l'alternance.
Loum a aussi jeté un regard critique sur les travaux de la Corniche ouest. Et selon son analyse, l'agrandissement de la Corniche ouest n'est ni plus ni moins que du "gaspillage". Qui plus est, ce n'est pas une priorité pour les sénégalais. "Cet argent aurait permis de construire 5000 forages pour les populations qui n'ont pas accès à l'eau potable", déclare-t-il. Au plan social Loum s'insurge contre la baisse de revenus des paysans, des travailleurs du secteur informel au détriment des plus riches. Au total, "le Sénégal n'est pas là où on aurait du être", selon Mamadou Lamine Loum.
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