« L’autocrate est celui qui ne tire son pouvoir et sa légitimité que de lui même ».
Le Candidat Wade nous avait juré qu’il respecterait la décision du Conseil Constitutionnel quelle qu’elle soit. En vrai démocrate. Mais dans la foulée le Président Wade ajouta qu’il était « sûr »que ce Conseil Constitutionnel dont il avait soigneusement sélectionné les membres et comblé de ses faveurs validerait sa candidature. Une menace a peine voilée digne d’un vrai autocrate.
Confirmé dans sa prémonition par « son »Conseil Constitutionnel le Candidat Wade s’est lancé avec ferveur dès le 04 février dans la campagne électorale pour la « Team Wade »faisant un usage éhonté des moyens de l’état mis à la disposition cette fois ci de Wade le Président.





"Je connais Ousmane Tanor Dieng depuis bientôt 46 ans. Nous nous sommes connus à la fac de Droit et des sciences économiques de l'Université de Dakar où il m'avait devancé. Depuis lors, on se voue amitié et sympathie mutuellement.
Les personnes qui ont un minimum de familiarité avec la vie politique de notre pays n’auront aucune difficulté à s’accorder sur une évidence: mettre fin à l’ère Wade est aujourd’hui la préoccupation majeure chez bon nombre de nos compatriotes. Il n’est aussi pas difficile de prouver que l’écrasante majorité des hommes politiques sénégalais qui veulent servir leur pays et non s’en servir, préfèrent que Me Abdoulaye Wade, du fait de son âge avancé, prenne sa retraite politique bien méritée en février 2012. Pour améliorer les chances de l’opposition de faire partir Wade, beaucoup avaient souhaité de tout cœur que Bennoo puisse arriver à un consensus autour d’un candidat de l’unité et du rassemblement. Malheureusement, un accord sur une procédure objective pour départager Moustapha Niasse et Ousmane Tanor Dieng n’a pas pu être trouvé par la Conférence des leaders de Bennoo. Il faut cependant signaler que ce n’est pas parce qu’il n’y avait pas un moyen impartial d’y arriver.
Dans la perspective d’une candidature unique ou plurielle de l’Opposition aux prochaines élections présidentielles de 2012, les avis se dégagent de part et d’autre, soit pour justifier et soutenir une candidature, soit pour disqualifier et jeter l’opprobre sur une autre. L’exercice auquel je vais essayer de me soumettre dans ces lignes suivantes aura quant à lui pour objectif unique d’apporter ma part de vérité sur l’histoire politique d’un homme mais plus fondamentalement, d’éclairer objectivement mes compatriotes sénégalais sur les injustices dirigées et les contrevérités racontées sur la personne de M. Ousmane Tanor Dieng.
Lettre a Mr Sanou Mbaye 



